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Après la quiétude de Lencois et ses paysages magiques, l’arrivée à Salvador est brutale.

Nous traversons la ville en Uber pour rejoindre la maison que nous avons loué. Les grands immeubles, idéal d’habitation pur un Brésilien, côtoient les quartiers populaires qui, avec nos yeux d’européens, ressemblent à des favélas. Les enfants se demandent si on va loger dans ce type d’habitation et appréhendant la découverte de notre prochain logement. Notre maison est très proche du centre historique qui ressemble un peu à La Havane avec de magnifiques maisons coloniales défraîchies et des églises à tous les coins de rue. Le quartier de Santo Antonio est très tranquille et plaisant mais il y a des règles à respecter: tu ne rentres pas seul à la maison le soir, tu te fais ramener en taxi devant la porte! C’est avec un peu de stress que nous sortons en fin de journée à pieds à la recherche d’un supermarché !

Le hasard fait que nous avons loué juste en face de la Pousada Esmeralda, tenue par des un couple franco italien qui se trouvent être les amis de Gérard Lafuste, notre ami qui nous accueille à Salvador et sera notre guide tout au long du séjour. Quelle chance nous avons. Ces rencontres fortuites sont divines!

Nous ne partirons pas de Salvador sans avoir fait de Capoeira

Le programme à Salvador va nous faire rebondir de personnalités en personnalités qui ne laissent personne indifférents. Marco qui tient la Pousada en face de la maison,  nous invite à rencontrer un maitre de Capoeira qui officie juste à côté, au forte de Sant Antonio.

Maître Curio, 83 ans, Mestre de capoeira Angola, capoeira des esclaves (différente de a capoeira régionale). C’est un grand cérémonial qu’il faut faire pour échanger avec lui pour finalement comprendre que l’interview que je souhaite faire aura une contrepartie financière. A priori, c’est comme ça que ça marche! Et je me fais remettre à ma place: la Capoeira Angola n’est surtout pas un sport . Il n’y aura pas d’interview mais l’atmosphère de cette conversation était à vivre!

C’est dans le Pelhorino, le quartier historique, que nous partons à la recherche d’un cours de capoeira avec quelques contacts en poche. Sous un soleil de plomb, dans ce quartier attachant, bruyant et chargé d’histoire, nous rencontrons Maitre Lua qui nous accueille dans son magasin de percussions. Un beau et curieux personnage aux dread locks longues et épaisses et dont la fille parle français (ça aide). Il nous raconte avec passion la copiera Angola, son histoire et les hérésies à vouloir associer capoeira/art martiaux (boxe , jujitsu). Finalement, pas d’initiation ni de photos…juste parler et écouter ce que dit ce sage.

Notre deuxième contact nous amène non loin de là, dans un restaurant où se produit le soir en spectacle l’académie Topazio. Sauf que, dans un portugais à couper au couteau, nous expliquons que nous voulons faire un cours, et pas assister à un diner-spectacle. La balinaise du restaurant, en tenue traditionnelle, nous donne l’adresse de l’académie pour y suivre des cours. Alors on y va…on cherche, on tourne, on retourne et enfin, derrière une grille, nous trouvons l’académie. On s’était imaginé qu’ici, à Salvador, il y avait des écoles à tous les coins de rue mais que nenni! Cette fameuse séance de capoeira tant attendue s’avère un peu chaotique pour notre team familiale. Titouan arrête au bout d’une demi heure car il n’aime pas et trouve cela difficile. C’est vrai que cela demande coordination et souplesse. Romain n’est ni coordonné ni souple…il galère mais s’accroche. Sohan doit également s’arrêter à cause d’un lumbago . La gagnante est donc Karine qui s’en sort bien – la danse mène à tout!

De la pétanque au Karaté il n’y a qu’un pas…et des rencontres émouvantes.

Le dimanche matin à Salvador, c’est Pétanque! Gérard et Marco le voisin font parti d’un groupe assez fou pour développer la pétanque à Salvador, ce sport complètement inconnu au Brésil. Leur groupe grandit au fur et à mesure des années, il y a même des jeunes brésiliens qui s’y sont mis. Nous nous joignons avec enthousiasme à ce groupe de joyeux Français, Brésiliens, Allemands, Italiens qui, tous les dimanche se retrouvent pour jouer, se perfectionner, et bien rigoler. Ca tire, ça pointe et on se débrouille pas mal finalement! C’est l’occasion aussi de visiter le club omnisports qui se trouve juste à côté du terrain de pétanque: cours de tennis et piscine dans ce club privé mais qui rassemblent également plusieurs sports dont le tennis de table. Toutes les piscines sont privées au Brésil si bien qu’elles sont …désertes et malheureusement, la majorité des brésiliens ne sait pas nager. Pas de sport à l’école publique (enfin quelques séances de 30 minutes avec juste un ballon pour se défouler) donc bien sur pas de cours de natation.

Le karaté est un des sports les plus représenté au Brésil. Gérard nous amène à l’Académie SENTAI où il connait un jeune franco brésilien, Léon, qui s’entraine avec un maitre de karaté, champion panaméricain 2018. Le cours est à 19h. C’est tout ce que nous avons comme information avant d’arriver.  Maitre José Carlos Andrade nous accueille dans son école et nous parlons un peu du projet « sportifs du monde ». A notre grande surprise il nous invite à participer au cours avec les autres élèves. Romain, Sohan et Titouan s’installent donc sur le tatami à côté du vice champion du monde, du champion du Chili et de champions panaméricains…La bienveillance de chacun a fait de ce cours un moment très fort pour nous. Les enfants ont adoré faire du Karaté. Karine a filmé, un peu frustrée de ne pas avoir pu expérimenter les gestes précis d’un kata. Léon, le franco brésilien a traduit les explications du Mestre pendant le cours et nous a fait la démonstration d’un kata magnifique. L’atmosphère saine, sereine, de partage et d’engagement de chacun était palpable.

Après l’entrainement, nous discutons un peu et apprenons que les clubs et les athlètes n’ont aucune aide financière ici. Les athlètes doivent payer tous leurs déplacements en compétition internationale et jusqu’à vendre leur voiture pour se les payer. Pas facile de mener une carrière internationale pour le vice champion du monde Diego Andrade que nous avons interviewé après le cours. Un bel athlète, déterminé et généreux.

Salvador, les acarajés, les caïpirinas, Senhor do Bonfim, les couchés de soleil…et le CNED

Les plages du quartier de Barra, quartier plutôt aisé de Salvador, sont bondées en cette période de vacances d’été. Mais nous trouvons un peu de place pour un plouf dans une eau un peu trouble certes mais rafraichissante. Le soir, nous respectons le rituel de regarder un magnifique coucher de soleil au Faro do Barra, dans l’odeur enivrante – pour certains – des acarajés, ces beignets frits à l’huile de palme et fourrés de crevettes, spécialité incontournable de Bahia…que Karine déteste.

La soirée se finit au vernissage d’une expo photo à l’Alliance Française où nous retrouvons les amis de la pétanque et rencontrons le directeur, Mamadou Gaye , qui a travaillé pour la candidature de Paris 2024 . A croire que le monde n’est pas si grand!

La veille de notre départ pour Rio, c’est en bus local que nous montons vers la cathédrale de Bonfim où nous arrivons pour la fin de la messe, en musique et en chants. Le prêtre se fait ensuite photographier et se prête aux selfies de tout genre, spécialité des Brésiliens. C’est familial et bon enfant, et ça fait plaisir à voir dans une église!

La cathédrale est superbe, chargée de petits rubans multicolores accrochés aux grilles, aux portes, aux bancs…symbole de voeux et de protection « Lembrança do Senhor di Bonfim da Bahia »

Un Moqueqa, spécialité de poissons, arrosée d’une bonne caÏpirinha, pour laquelle le serveur n’a pas lésiné sur la cachaca, nous font passer une douce dernière soirée bahianaise. 

Les vacances de Noël à la Française étant bel et bien finies, les enfants ont commencé les cours du CNED qui demandent une organisation journalière rigoureuse mais tellement difficile à tenir…Nous n’avons absolument pas trouvé le rythme de travail idéal pou eux et les tensions arrivent à grands pas. Le CNED, la bête noire…qui ne change finalement pas top du « j’aime pas l’école » en France !

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