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Quatre olympiades, 16 ans de pratique à haut niveau, avec , comme pour tout sportif engagé dans ce type d’aventure, des moments de joie, des moments de doute.

2000 les JO de Sydney. J’ai 23 ans et je participe à mes premiers Jeux Olympiques. Avant cela, les athlètes olympiques me paraissaient être des supers héros et je n’avais suivi que de très loin les précédentes éditions. Et me voilà au milieu des grands noms du sport tels que David Douillet et Sergeï Bubka. J’ai fini dernier de mon concours en passant la première barre (5m40) au 3eme essai. Mais quelle aventure humaine !

A Sydney j’ai vécu l’Olympisme comme une immense fête du sport et le rassemblement des peuples autour de cet événement.

2004 les JO d’Athènes. Athènes, berceau de l’Olympisme antique : tous les médaillés avaient une couronne de laurier sur la tête. Karine, ma femme est venu me voir, enceinte de notre premier enfant Sohan. Ce fut encore pour moi un épreuve sportive difficile : 13eme . Le vainqueur de ceux qui ne vont pas en finale… Mais quelle aventure humaine !

A Athènes j’ai ressenti la part historique et d’héritage de l’Olympisme. Cet évènement est un héritage immatériel de près de 2000 ans et pourtant en 2000 ans il s’en est passé de choses sur notre planète.

2008, les JO de Pékin : L’ouverture de l’Olympisme à l’Orient. Avant les JO, la polémique enfle autour des droits de l’homme et j’interviens activement dans les débats le jour de la naissance de notre deuxième enfant Titouan. Je cite à multiples reprises les principes de l’Olympisme qui raisonnent encore en moi : « mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité en vue de promouvoir une société pacifique soucieuse de préserver la dignité humaine. » Sportivement, ce fut un échec au retour d’une blessure au mauvais moment. Et je pensais que ça pouvait être mes derniers JO sans avoir participé à une finale. Mais quelle aventure humaine !

J’ai ressenti la part de politique au sens noble de l’Olympisme qui se veut un mouvement qui n’intervient pas politiquement. J’ai ressenti l’importance du sport dans nos sociétés, la force et l’intérêt de l’Olympisme mais aussi toutes ses contradictions.

Une plaque d’égout du village Olympique « dream world ». Attention aux bus électriques dont l’électricité fourni venait des centrales à charbon. Notre monde est d’une complexité infinie…

Londres 2012, mes derniers JO en tant qu’athlète. J’ai 35 ans. La fête est fantastique. Les anglais montrent leur attachement au sport, leur identité culturelle et leur humour. N’oublions pas que le sport moderne est né en Angleterre. A Londres, je pensais encore avoir les moyens d’obtenir une médaille. J’y allais pour ça. Pour des raisons sportives et probablement par superstition, j’ai décidé que Karine ne m’accompagnerait pas avec les enfants. J’arrive à m’amuser en qualification, je participe à ma première finale et je termine 8ème. Belle aventure !

A Londres j’ai ressenti le coté culturel de l’Olympisme qui faisait le lien avec le rassemblement des peuples, l’ouverture sur les autres cultures, l’histoire et sa complexité.

Pendant ces 12 ans quelles aventures humaines ! seul face au sautoir mais toujours en équipe avec de belles rencontres.

Ces 4 olympiades m’ont donné 2 convictions qui sont les piliers du projet . Le sport permet de s’ouvrir au monde et de mieux le comprendre, le sport et ses valeurs sont utiles à la société dans le monde entier. Pourquoi? Parce qu’il est une source d‘inspiration pour devenir un citoyen engagé, responsable, capable de donner le meilleur de lui-même.

Nous faisons cette nouvelle aventure olympique «sportifs du monde» en équipe: avec ma famille, les élèves d’établissements scolaires, toutes les personnes formidables d’horizons tellement diverses qui nous aident depuis un an déjà pour enrichir le projet, tous les sportifs que l’on va rencontrer, nos partenaires et vous tous !